Un élevage spécialisé, à Mont-Tremblant.
Neuf ans, une seule race, et une règle qui n'a jamais changé : jamais plus de portées que ce qu'on peut suivre chien par chien.
Ça a commencé avec une chienne de garde, pas une chienne d'élevage.
Neige est arrivée chez nous comme gardienne de nos chèvres, comme le veut la tradition pyrénéenne. Notre vétérinaire a remarqué, année après année, un tempérament rare : protectrice sans agressivité, indépendante sans être fermée, patiente avec chaque nouvel animal de la ferme.
Après deux ans de dépistages complets et beaucoup d'hésitation, nous lui avons donné une première portée. Ce qui nous a frappés : à quel point une bonne lignée de gardien se reconnaît tôt — un chiot qui observe avant de réagir, qui ne jappe jamais pour rien.
Neuf ans plus tard, nous ne faisons plus que ça. Les portées naissent dans la maison, grandissent au milieu de nos chèvres et de nos enfants, et découvrent la neige avant de découvrir le monde.
Le Grand Pyrénées, en toute franchise.
Un gardien de troupeau depuis des siècles, pas un chien de salon miniature. Voici ce qu'il faut savoir avant d'en adopter un.
Un tempérament de gardien
Calme, réfléchi, protecteur envers sa famille. Contrairement à un chien de troupeau qui obéit à l'œil, le Grand Pyrénées pense par lui-même — c'est ce qui en fait un gardien fiable, et un chien parfois têtu à l'entraînement.
À savoir : il jappe la nuit pour avertir d'une présence. C'est un trait de race, pas un défaut de dressage — un voisinage rapproché doit en être informé.
Un géant taillé pour le froid
Mâles de 50 à 55 kg, femelles un peu moins. Double pelage blanc épais, souvent marqué de gris, blaireau ou fauve à la tête. Fait pour dormir dehors en plein hiver laurentien — la chaleur lui pèse bien plus que le froid.
À savoir : il mue abondamment deux fois par année. Prévoir l'aspirateur, et une brosse à sous-poil de qualité.
Vivre avec un Grand Pyrénées
Instinct de patrouille : il a besoin d'un terrain clôturé solidement, sinon il ira surveiller le voisinage à sa façon. Doux avec les enfants et les autres animaux, réservé avec les étrangers.
À savoir : croissance lente jusqu'à deux ou trois ans — pas de longues courses ni d'escaliers en excès avant la fin de cette période.
Un détail de race que peu de gens connaissent : le Grand Pyrénées naît avec des doubles ergots aux pattes arrière. C'est une caractéristique du standard, pas une anomalie — nous ne les retirons pas.
Ce que nous dépistons, et ce que nous garantissons.
Aucune saillie n'a lieu avant que les deux parents aient complété les dépistages recommandés pour la race. Les certificats vous sont remis en main propre — pas résumés, pas « disponibles sur demande ».
Hanches et coudes
Radiographies évaluées par un organisme reconnu — essentielles pour une race géante à croissance rapide.
Cœur et yeux
Examen cardiaque (la persistance du canal artériel est connue dans la race) et examen ophtalmologique annuel.
Panel génétique
Test ADN de la myélopathie dégénérative et des autres marqueurs connus de la race, pour éviter d'accoupler deux porteurs.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix.
Venez voir avant de décider.
Nous recevons les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots naissent, vous rencontrerez les parents, et vous pourrez poser les questions difficiles.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez nous : méfiez-vous d'un éleveur qui vous propose une rencontre dans un stationnement ou qui refuse de vous montrer la mère. C'est le signal le plus fiable qui existe.